


Comment penser l’aménagement du territoire comme un projet ?
Notre société évolue à un rythme accéléré. Le développement durable d’un territoire - qu’il s’agisse d’un territoire très urbain, de type mégalopole ou d’un territoire rural, structuré de villes moyennes et de bourgs, qu’il s’agisse de territoires en déprise économique ou porté par un dynamisme économique fort - implique une remise en cause profonde des modes de faire actuels.
En particulier, la prise en compte du caractère spécifique des territoires demande l’élaboration par les acteurs politiques d’un véritable « projet de territoire » au service des hommes, des femmes et des enfants qui y vivent .
Ce « projet de territoire », cadre à la vertu nécessairement prospective, guidera les acteurs dans leur action. La responsabilité de cette cohérence devra se situer aux différentes échelles, depuis l’échelle intercommunale jusqu’à celle du bâtiment. Ainsi chaque démarche d’urbanisation et de construction s’inscrira dans ce projet politique et traduira spatialement ses préconisations.
C’est à une vision d’ensemble partagée que nous devons tendre.
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Nous partageons bien entendu ce constat de la nécessité d’inscrire toute modification du territoire dans un référentiel plus global constitué par l’articulation harmonieuse des différents documents d’urbanisme.
Ainsi, l’importance du Plan d’Aménagement et de Développement Durable prévu dans l’élaboration d’un PLU réside dans la mise en perspective des règles d’urbanisme en Projet de Territoire.
Mais pour nous, pour ce qui concerne particulièrement le logement, ce projet de territoire, aussi élaboré soit-il, demeurera lettre morte sans maîtrise du foncier.
En matière de développement, maîtriser le foncier, c’est maîtriser le projet urbain social et fonctionnel.
Cela nécessite une forte volonté politique pour la mise en place d’une stratégie d’acquisition sur le très long terme afin de donner cohérence aux aires urbanisables projetées.
Cela nécessite également une programmation économe en consommation d’espace, tendant à la fois à resserrer le tissu urbain nouveau, tout en maintenant des liens continus avec les tissus existants : un travail d’architecture et de programmation urbaines fines apporte de l’aide à la décision stratégique des élus.
En matière de régénération de ces tissus existants, la maîtrise foncière et immobilière doit accompagner l’amélioration de leur état ainsi que le maintien de leur mixité sociale et fonctionnelle.
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