


Etalement urbain et densité : comment faire évoluer les modèles urbains ?
Promouvoir la densité urbaine là où elle a un sens, promouvoir des espaces urbanisés et aérés, les insérer au sein de trames vertes et bleues, structurer l’urbanisation par une desserte des transports publics, mobiliser le foncier en conséquence… ces principes de bon sens nécessitent d'être revisités. Aujourd’hui, la prise de conscience de certains de nos errements est forte et
et nous sommes face à l’exigence – et l’opportunité ! – de repenser nos modèles urbains au service de l’homme .
Comment reconsidérer l’urbanisation des bourgs sous la forme de lotissements de périphérie, où toute mixité fonctionnelle est absente ?
Comment renouer avec l’ordonnancement savant de l’espace privé avec l’espace public en développant les espaces intermédiaires ?
Quelles solutions peut apporter l’architecture pour donner du sens à la densité, aux formes urbaines, au bien-vivre ensemble dans un espace partagé ?![]()
Les architectes sont déjà au rendez-vous et peuvent apporter des solutions non seulement dans la construction des bâtiments mais aussi dans la conception de formes urbaines nouvelles permettant de rebâtir des villes plus respectueuses de l’environnement et des générations futures.
Comme nous l’avons écrit dans notre « Manifeste pour les Villes », nous souhaitons, avec les élus locaux et nos concitoyens, limiter l’étalement urbain en préférant la ville compacte et encourager des formes d’habitat plus cohérentes avec le développement durable en satisfaisant les aspirations de nos concitoyens au regard des nouveaux modes de vie.
Chaque espace doit trouver sa nouvelle qualification, façon de s’aménager afin d’optimiser les chances pour chaque habitant de s’y épanouir et non d’y être « captif ».
C’est toute la recherche d’un nouveau rapport aux éléments naturels et aux espaces libres dans la ville centre. Les espaces publics doivent être structurants et de qualité dans l’urbain aggloméré ; les modes de regroupement des maisons en habitat dense doivent se faire en continuité des bourgs. Les architectes et les urbanistes devront mener cette action avec les élus pour que, de nouveau, habiter un lieu redevienne un choix autant qu’un plaisir.
Il faut inventer la ville durable de demain, aérée et tranquille, mais aussi une péri urbanité qualifiée, et un espace rural habité, regroupé.
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Dans la mesure, où il sera de plus en plus fait appel au secteur privé pour jouer un rôle renforcé dans la production du logement comme de la ville, ne doit-on pas consolider la conscience et les outils de la responsabilité publique collective que portent les maires, les acteurs publics et l’Etat, pour garantir l’équilibre de l’aménagement des territoires ?![]()
Je constate à Rennes par exemple, qu’une maîtrise de l’urbanisme, loin de desservir les initiatives privées, les aide à s’inscrire dans un cadre cohérent et rationnel.
C’est la preuve que le choix d’un outil d’urbanisme opérationnel adapté (en l’occurrence la ZAC) portant des contraintes urbanistiques et environnementales fortes, accompagne, voire, porte la qualité du projet urbain.
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