DRAC Midi-Pyrénées Toulouse - Munez-Castel-Morel arch (photo P Ruault)

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Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers, Metz, Michel Rémon, Albert Longo arch. (Photo JM Monthiers)

 

 

 

Comment développer l’accession populaire à la propriété dans le respect de la qualité ?

 

Développer l’offre de logement, garantir à tous l’accès à un logement décent, et favoriser l’accession à la propriété, sont des chantiers prioritaires sur lesquels j’attends la mobilisation de tous les acteurs.

La capacité de notre pays à loger tous les habitants dans de bonnes conditions se juge aussi à l’aune de la qualité du cadre de vie offert. Et la qualité du cadre de vie, c’est un cadre de vie bien conçu, un cadre de vie qui reflète le rayonnement de notre pays. Comme le Corbusier, je dis : nous avons le devoir de « rendre l’espace heureux ».

Par manque de recours à des professionnels qualifiés, nous courrons le risque de ne répondre ni aux objectifs quantitatifs ni qualitatifs que nous nous sommes fixés. En effet, si les professionnels ne nous démontrent pas grâce à leur savoir-faire et à leur inventivité les solutions alternatives qui permettent de proposer les formes d’habitat les plus économiques, alors nous resterons livrés aux solutions les plus standardisées qui banalisent aujourd’hui nos paysages et nos villes.

J’interpelle donc l’architecture pour que cet art du vivre ensemble serve la cause de l’habitat ordinaire, du logement pour tous, et en particulier soutienne mon action pour favoriser l’accession de tous à la propriété.

 

Votre proposition de maison à 15€, lance le débat de l’accession populaire à la propriété.

L’idée que le ménage possède un patrimoine en partant à la retraite est séduisante, mais 38 ans, c’est long, sur 41 années de cotisation. Il faut se décider très tôt, c’est déjà bien trop tard pour les jeunes qui ont trente ans !

La promotion de la maison individuelle à travers cette proposition au détriment du logement collectif n’est elle pas en opposition avec les réflexions du Grenelle de l’environnement ?

Ne peut-on pas élargir la proposition au logement, quel que soit son type ?

Cette initiative doit à notre avis se doubler d’exigences qualitatives, architecturales et environnementales, juste exigence au regard de l’effort de l’Etat.

Comment donner la mobilité nécessaire aux salariés avec les nouvelles donnes économiques, dans le cadre de cette accession large à la propriété. En trente huit ans les situations évoluent. Y aura-t-il, comme le font par exemple certaines coopératives de construction, des bourses d’échange, des garanties de rachat….. ?

Si cette politique se développe, comment garantir la mixité sociale et non la ghettoïsation ?

En revanche, ce qui me séduit dans cette mesure c’est la prise en compte de la dimension financière et foncière.

Continuez le débat...

  1. Comment les architectes peuvent-ils donner forme à l’aspiration de chacun au « chez soi » ? Un chez soi, qui ne soit pas tourné vers une tentation à l’individualisme, mais qui permette à l’habitat de chacun d’être un élément d’un tout : la ville ? Un chez soi qui réponde au besoin de liberté et d’indépendance mais aussi à celui d’appartenance à un corps plus large ?

Accession populaire à la propriété